Les partenaires scientifiques

Le mot des partenaires scientifiques

Camille Lacroix
(ingénieure de recherche au CEDRE)
Jean-Francois Ghiglione
Jean-François Ghiglione
(directeur de recherche au CNRS)

« La grande difficulté pour nous qui étudions la pollution par les déchets, c’est que nous nous attaquons à une problématique à multiples facettes composée de matériaux, de formes et de tailles multiples, susceptibles de se déplacer au gré des vents et des eaux et provenant de sources nombreuses et variables d’une région à l’autre. La tâche est immense et nous avons besoin de votre aide pour y parvenir. En étant nos yeux et nos bras sur le terrain, vous nous aidez à acquérir des données scientifiques solides qui vont nous permettre de mieux comprendre quels sont ces déchets, d’où ils viennent et comment les réduire. Un grand merci pour vos efforts pour contribuer à cette action inédite ! »

Le CEDRE, passerelle entre Plastique à la loupe et les autorités politiques

Le Cedre (Centre de Documentation, de Recherche et d’Expérimentations sur les Pollutions Accidentelles des Eaux) est une association à mission de service public agréée par l’État français. Depuis une dizaine d’année, à la demande et en soutien au Ministère en charge de l’environnement (actuellement, le Ministère de la Transition Écologique), le Cedre s’implique également sur la thématique des déchets aquatiques notamment dans la mise en œuvre de la Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin de l’Union Européenne (DCSMM) et dans les travaux des Conventions internationales OSPAR et de Barcelone. Il est notamment chargé de coordonner la surveillance nationale des déchets sur le littoral et issus des bassins hydrographiques. A ce titre, il pilote les réseaux de surveillance dans le but d’acquérir des données scientifiques permettant de quantifier et caractériser la pollution du milieu marin à l’échelle nationale.

Action du Cèdre
Tri et identification de macrodéchets collectés sur le littoral (© Cedre)

Les données acquises via ces réseaux sont utilisées pour réaliser des évaluations régulières de la qualité du milieu marin pour le compte des autorités afin de leur permettre de mettre en place des mesures ciblées pour réduire la présence des déchets dans l’environnement.

Depuis 2019, le Cedre est partenaire scientifique du programme « Plastique à la loupe » porté par la Fondation Tara Océan. Il s’implique notamment dans l’élaboration des protocoles, l’analyse des données, l’interprétation des résultats et les actions de sensibilisation auprès des scolaires. Son rôle principal est de rendre l’approche utilisée dans Plastique à la loupe compatible avec les protocoles utilisés à l’échelle nationale afin que les données acquises par les classes puissent alimenter les programmes nationaux de surveillance des déchets dans les milieux aquatiques.

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Le LOMIC, passerelle entre Plastique à la loupe et la recherche scientifique

Le Laboratoire d’Océanographie Microbienne (LOMIC) de Banyuls est une unité mixte de recherche entre le CNRS et Sorbonne Université (UMR 7621). Nous travaillons sur la problématique du plastique depuis 2013 avec comme objectifs :

Prélèvements en mer à bord de la goélette TARA
Prélèvements en mer à bord de la goélette TARA (© Fondation Tara Ocean)
  • d’évaluer les sources et le devenir de la pollution plastique en mer
  • de comprendre les processus de biodégradation des plastiques par les microorganismes.

Les résultats de Plastique à la loupe seront précieux pour la recherche ! Ils participeront à la mise en place d’une banque de données unique sur la quantité, l’origine et la composition des macro-déchets et des micro-plastiques trouvés sur les berges et sur les plages de France. Ils alimenteront également une base de données Européenne initiée lors de la dernière mission Tara Microplastiques 2019 de la Fondation Tara Océan.  Ces données sont essentielles pour comprendre le devenir des déchets plastiques dans l’environnement et notre rôle sera de publier cette base de données pour la rendre accessible à la fois aux chercheurs du monde entier, mais aussi aux politiques, ONGs, industriels soucieux de s’impliquer dans la ‘transition plastique’. 

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